1, 2 , 3 , 4 …… 126, 127 ….. 245, 246, 247 …. 298, 299 et 300 ! Chaque jour dans le contexte de mon travail, je dois compter un “rapport” contenant en moyenne environ 300 coupons. Et bien chaque jour, sans exception, une personne, qui pourtant voit on ne peut plus clairement que je suis en train de compter, vient interrompre mon compte en me parlant. Arggrrr !!!
Coudons, il me semble que c’est évident que quand quelqu’un compte, on le laisse finir avant de le déranger !
Arggrrrr !!
Douce illusion …
Dans la nuit du jeudi 26 juillet au vendredi 27 juillet, mon collègue Guy Guertin est décédé sans avertissement … Nous avions travaillé avec lui le jeudi et rien n’aurait pu nous préparer à sa mort. Pourtant, le vendredi matin j’eue le désagréable appel de sa belle-mère pour m’annoncer que notre collègue s’était éteint en silence dans son sommeil. Il s’est éteint de la même manière qu’il a toujours vécue ; en silence, timidement et sans déranger … C’est tout lui ça ! Un homme aimé de tous, discret, toujours prêt à aider et un père formidable.
Lorsque j’ai appris la nouvelle, et que j’ai dû la communiquer par la suite, nous sommes tous passé par la même gamme d’émotion. Le choc, l’étonnement, l’incrédulité, la colère, la tristesse, pour finalement nous diriger tranquillement vers l’acceptation. Un cheminement que chacun a vécu à son rythme. Pendant plusieurs semaines, il n’eut pas une journée sans que je ne pense à lui. Et tranquillement son souvenir et sa présence se sont distancés.
Aujourd’hui, alors que je me dirigeais vers la salle de formation, j’ai vu un homme au loin. Pendant un huitième de seconde, j’ai oublié que Guy n’était plus là et j’ai souri à cet homme en pensant que c’était lui. Et soudain la réalité m’a frappé. Sa mort m’est revenu en plein visage ! Ma dernière journée avec lui, notre dernière conversation, nos dernières confidences, nos derniers potins …
J’ai passé plusieurs minutes à me remémorer tous ces souvenirs. Par contre, une fois le bouleversement passé, j’ai été contente de confondre cet homme avec Guy. Ça m’a permis pour un court instant de le revoir et de lui sourire ….
Salut Guy !