Premier modèle primate transgénique de la maladie de Huntington.
Hein ?? De quoi ?? En résumé, c’est le premier singe à naître avec la maladie de Huntingtion dû à de la manipulation génétique.
Et qu’est-ce que la maladie de Huntington ? C’est une maladie neurodégénérative (qui provoque la destruction des neurones), héréditaire. Elle touche entre 5 et 10 personnes sur 100 000. Elle débute généralement entre 30 et 50 ans par des troubles du comportement et des mouvements anormaux, suivis de l’apparition de troubles intellectuels, puis d’une démence.
Pas super le fun hein ?!!
Donc le but du singe transgénique ? Pour pouvoir étudier le développement de la maladie et ses effets comportementaux et cognitifs sur ces singes génétiquement modifiés, avec l’objectif de mieux comprendre ses mécanismes pour envisager de futurs traitements.
Mouin … Je sais, je sais, si ce n’était pas de ces millions de recherches effectuées chaque année sur ces petites bêtes, on crèverait encore d’une simple grippe et notre espérance de vie serait beaucoup plus courte. Et si demain matin j’apprenais que moi où une personne que j’aime était affectée par la maladie d’Huntington, je serais peut-être l’une des premières à faire des dons pour la recherche contre cette maladie !!!!
Donc oui, je sais tout ça … Mais vous vous en doutez, mon coeur de végétarienne et donc de pro-nature a quand même beaucoup de difficultés avec ça ! Faire de la recherche sur les animaux afin de sauver des vies humaines, se résume à croire que notre vie vaut plus que celle des animaux ! Mais dans le fond, qui sommes nous pour prétendre une telle chose ? Qui sommes nous pour nous croire au dessus de toutes espèces vivantes ? Vous me direz qu’un animal n’a aucune utilité, pas vraiment de vie, pas vraiment de but, donc qu’est-ce que ça donne ? Et bien je vous dirais : “Mais qu’est-ce que ça donne de plus un humain ???”. On se lève tous les matins, on prend notre voiture, on va travailler, on revient le soir, on se fait à souper, on écoute la télé, on se couche et on recommence le tout le lendemain. Est-ce que ça, ça fait en sorte de nous rendre si essentiel et donc supérieur à tout ??? Pas sûr …
Mais bon, nous avons évolué de cette manière, la loi du plus fort, et le plus fort c’est nous !! Maintenant, pouvons nous vraiment reculer ? Serait-on prêt, moi comprise, à ne pas bénéficier des ces recherches en cas de besoin ?? Pas sûr …
Chère Vegekat,
Je me souviens d’une émission sur les tétraplégiques, il y a dix ans.
Pour donner un maximum d’autonomie, on avait offert un petit singe à un paralysé.
Le singe ouvrait le frigo, y cherchait la nourriture, allumait et éteignait la lumière, la télévision…
Le maître donnait des ordres et désignait les objets avec un petit laser.
Esclavage animal, mais son maître avait quitté son état de légume.
Je trouve que si faire souffrir un animal inutilement est idiot (tester des produits de beauté, par exemple), il existe une hiérarchie à respecter dans les valeurs: un sale gosse qui arrache les pattes aux mouches ne doit pas passer aux assises avec Fourniret, mais il mérite quand même une raclée.
Quand tu es malade, je crois que tu prends des antibiotiques sans te préoccuper des millions de petit microbes que tu tues…
Amitiés
Salut,
Très honnêtement, je suis totalement contre ce genre de pratique même si elle peut sauver des vies humaines ou en améliorer les conditions.
Je préfère de loin lorsqu’ils prennent pour cobayes des personnes ayant la maladie x et que cette personne est consentante.
Tout comme tu l’as dit, qui sommes-nous pour prendre le droit de faire de tels tests sur des animaux innocents?
Par contre, pour ce qui est des animaux d’aide comme ton ami Armand le dit, ça je suis plutôt d’accord. Je ne prends pas cela pour de l’esclavage. Nous ici, nous avons les chiens Mira qui font un tel boulot. En retour, ces chiens reçoivent de l’affection, un toit, de la nourriture et ils prennent tout de même leur retraite assez tôt (au bout de 5 à 7 ans).
Mais pour en revenir aux tests sur les animaux, si personnellement, j’avais la maladie de Huntington, puisque je vais quand même en mourir, je préférerais être moi, utile à la science et servir de cobaye pour certains essais.
C’est aux humains que vont revenir les bénéfices de ces recherches, c’est donc aux humains de s’y prêter!
Voilà, c’est mon opinion…
À +
Armand : J’avais moi aussi déjà vu un reportage avec un petit singe qui effectuait plein de trucs pour une personne paraplégique. Le principe de prendre des animaux pour nous venir en aide de cette manière ne me dérange pas. Ça devient comme un animal de compagnie au même titre qu’un chien ou un chat, mais en plus serviable !!!
L’animal en retour reçoit de l’amour, de bons soins et je suis convaincue qu’il est heureux !
Et oui, je tue des millions de bactéries par jour et je dois même admettre que je tue les insectes qui osent entrer dans ma maison, mais bon, personne n’est parfait hein ?!!!
L’Intrigante : Je suis d’accord avec toi, les bénéfices de ces recherches reviennent aux humains, alors à nous de servir de cobaye. Mais le problème est que oui certains “tests” sont faits sur les humains, mais en général ce sont des tests assez sécuritaire, car le gros a déjà été fait sur des animaux !!! Il est clair que personne n’accepterait d’être un cobaye en sachant qu’il y a des risques énormes de complication, de souffrance et de mort accélérée. Nous sommes entrés dans un triste cercle vicieux dont je ne crois pas qu’il sera possible d’en sortir …
En un sens oui qui sommes nous pour décider du sort des autres organismes vivants de la planète…L’être humain est par nature un prédateur et un dominant…Et un jour il va nous arriver la même chose qu’aux dinosaures!
En attendant, je suis de l’avis d’Armand quand à la hiérarchie des valeurs. C’est une question d’éthique…
Imaginez. Vous avez 20 ans, vous savez que vous êtes porteur c’est à dire sûr de déclarer cette maladie dans l’avenir,vous vous attristeriez sur l’animal utilisé pour la recherche qui permettra peut-être de trouver des traitements à cette maladie ?
Je pense qu’il n’y a que les personnes non concernées par des maladies incurables qui se préoccupent du sort des animaux utilisés pour la recherche. Pour les personnes concernées, l’entourage, cet article est source d’espoir.
Renseignez vous sur la maladie de huntington et posez vous les bonnes questions.
Laura : Je comprends parfaitement ton point de vue et je l’ai d’ailleurs démontré dans mon billet en disant que je serais peut-être l’une des premières à financer ce genre de recherche si j’étais ou si une personne que j’aime était atteinte de cette maladie. Nous avons tous ce même but commun, soit de rester en santé le plus longtemps possible !!
Mais malgré cela, reste le fait que nous avons décidé que nous, en tant qu’humain, nos vies valaient plus que n’importe quel autre être vivant sur cette terre …
Et à savoir si je me pose les bonne questions ; je crois que le fait d’admettre et d’assumer que j’aurais probablement la même réaction que vous si j’étais affectée par cette maladie, tout en étant consciente par contre d’une éthique douteuse quant à l’utilisation des animaux de laboratoires, prouve que je me suis réellement questionné sur le sujet …
Sans rancune. Je comprends qu’il peut être difficile d’avoir conscience du sort des animaux lorsqu’on est directement concerné.
Luscious : Mouin, pas trop hâte de voir les grosses bébittes qui vont venir nous manger !!! :-S
Je voulais surtout répondre à Intrigante qui ne semble pas réellement connaître la maladie de Huntington.
Si elle était à risque (50% de risque de déclarer la maladie un jour), si elle était jeune porteuse ou encore si elle avait des enfants à risque ou porteurs, je me demande si elle aurait ce genre de réflexion.
Comment vivrait-elle si elle savait qu’un jour elle développerait à la fois les symptômes Alzheimer, Parkinson et SLA (pour shématiser la maladie de Huntington) ? Prendrait elle fait et cause pour les singes ? Refuserait-elle un traitement trouvé grâce à la recherche sur les animaux ?
Pour ma part, la vie des humains a plus de valeur que celle d’un singe, en déplaise à certains.